À ce stade-ci, je n'ai plus d'orgueil.
Pour faire une rétrospective de mon état de santé (lamentable) depuis l'an dernier, suffit de dire que j'ai le système immunitaire à plat.
Tout ça a commencé par une malencontreuse grippe, attrapée au vol dans les rues du Vieux Québec à la fin de mon premier stage en avril 2006. L'innocente grippe a malheureusement décidé de dégénérer et le tout a finit en sinusite et en bronchite.
Un beau duo qui allait réussir à s'installer et à s'inscruster dans mon système, nécéssitant donc un premier traitement choc aux antibiotiques à l'été 2006. Deux mois à râler avant la première consultation chez le médecin, cela m'étais déjà apparu comme étant une éternité. J'étais très loin de me douter que j'allais rechuter quelques mois plus tard et que la bronchite (devenue chronique) allait perdurer bien au-delà d'une année complète.
Pour me débarasser de ma bronchite (et de sa meilleure amie le mucus!) j'ai donc mis en place certaines mesures simples:
- Du sommeil (j'ai pratiquement pas eu de vie sociale émancipée pour cause de fatigue intense);
- Du bon manger;
- De l'eau en masse;
- Des comprimés et sirops divers pour combattre la congestion des bronches;
- De l'activité physique (de longues marches et du Cardio-Latino).
Puis, je suis parfois passée par des mesures plus drastiques et des médecines alternatives louches ou pas:
- 3 consultations à la clinique de santé de l'université (où on a toutes les fois refusés de me redonner des antibiotiques, m'assurant que ça allait partir tout seul);
- 5 séances d'acupuncture;
- Un bouteille de sirop fortifiant pour le système immunitaire (produits naturels).
Mon système immunitaire affaibli, j'attrape au passage une verrue plantaire je-ne-sais-pas-où parce que je me promène jamais pieds nus sauf chez moi... Là je me dis que c'est vraiment chiant et je commence à me dire que je vais retourner chez le médecin pour réparer mon petit corps défectueux.
Mais le plus drôle, et là vaut mieux en rire que d'en pleurer, c'est certainement les 3 dernières semaines de ma vie où, le râlement ayant atteint son paroxysme en me donnant l'air d'une fumeuse invétérée de plus de 70 ans, je me suis présentée à la clinique de médecine d'urgence et où on m'a prescrit un package deal d'antibiotiques et de pompes.
C'est là que le fun commence.
Je suis toute excitée à l'idée de vaincre la bronchite une fois pour toute. Je me dis qu'avec mes antibios, le mucus va "en manger toute une" et que je retrouverais mes poumons de jeune fille.
Joie, allégresse et autres sentiments exprimant le bonheur accompagnent donc la prise de mon tout premier comprimé (c'est tout juste si je n'avais pas mis le Boléro de Ravel comme musique de fond question de bien vivre ce moment unique).
Les effets secondaires se font même attendre. Je suis au paradis.
Mais voilà, 2 jours plus tard les antibiotiques font bien leur travail et voilà donc que TOUTES les bactéries de mon corps sont mises à l'épreuve. Ma flore intestinale en mange un coup (je vous laisse imaginer les effets d'une telle chose), mais je me dis que tant que la flore vaginale va, tout baigne.
Au milieu de mon traitement (ce qui correspond au début de la semaine dernière) je sens que malgré une ingurgitation massive de yogourt, la flore vaginale flanche et meurt au combat. Les distinguée levures prennent le relais, me laissant souffrante et gémissante au sortir d'une douche où le doute n'étais plus: j'étais au prises avec une terrible vaginite à levures!
Dès le lendemain, je me mets donc au traitement trois jours Monistat en me disant que "là c'est vraiment le bout!" et en implorant le ciel de mettre fin à mes souffrances subito, presto.
Mais il ne faut apparemment jamais parler trop vite. Le vendredi, j'arrive chez mes parents. Toute fière de dire que mes pompes ne m'avaient pas donné de ce champignon nommé affectueusement "muguet de bébé" tel que prédit par l'infâme pharmacienne. J'osculte donc ma langue pour me prouver que tout va bien: horreur! Non, les champignons blanchâtres ne sont pas là, je me retrouve plutôt avec des petites pustules rouges qui représentent une forme de mycoses buccale que je ne connaissais pas.
Je panique un peu mais je retiens mes larmes. Là je me dis que c'est carrément écoeurant et je rage doucement en pestant contre la vie.
Je croyais que ça ne pouvait pas être pire? Erreur. Une dizaine de minutes plus tard je dévalle les escaliers en bois francs de la maison de mes parents sur les coudes qui saignèrent à la suite de cet incident.
Là je chiale en disant que "là là c'est vrai, j'ai vraiment eu une SEMAINE DE MARDE."
Convaincue que ça ne peut, encore une fois, pas être pire, je vais me coucher. Dès le lendemain je saute dans la douche pour m'apercevoir que... huummm... bien oui entre les fesses ça gratouilles et ça chauffe de façon dérageante quand je lave avec le savon. Un coup d'oeil dans le miroir pour constater que des champignons ont aussi décidé d'élire domicile sur mon corps accueillant. Là je trouve que ça commence à devenir franchement ridicule: me disant que j'allais bientôt n'être qu'un vulgaire vivarium ambulant à bactéries diverses.
Je pointe alors le ciel en pestant et en disant que "bon, les autres fois c'était pas vrai finalement, c'est MAINTENANT que ça peut pas être pire!"
Vous croyez?
Pas plus tard qu'hier (dimanche soir), des champignons un brin différent des deux autres types font leur apparition un peu plus haut mais toujours au niveau du bas-ventre, provocant lésions et saignements au passage. Quoi de plus agréable, hein.
Au téléphone avec V. hier j'ai juré que je ne dirais plus jamais que "ça peut pas être pire". Parce qu'apparemment, ça peut toujours aller plus mal... :P
Note à moi-même: rester positive. Pouhahahahahaha.
Pour faire une rétrospective de mon état de santé (lamentable) depuis l'an dernier, suffit de dire que j'ai le système immunitaire à plat.
Tout ça a commencé par une malencontreuse grippe, attrapée au vol dans les rues du Vieux Québec à la fin de mon premier stage en avril 2006. L'innocente grippe a malheureusement décidé de dégénérer et le tout a finit en sinusite et en bronchite.
Un beau duo qui allait réussir à s'installer et à s'inscruster dans mon système, nécéssitant donc un premier traitement choc aux antibiotiques à l'été 2006. Deux mois à râler avant la première consultation chez le médecin, cela m'étais déjà apparu comme étant une éternité. J'étais très loin de me douter que j'allais rechuter quelques mois plus tard et que la bronchite (devenue chronique) allait perdurer bien au-delà d'une année complète.
Pour me débarasser de ma bronchite (et de sa meilleure amie le mucus!) j'ai donc mis en place certaines mesures simples:
- Du sommeil (j'ai pratiquement pas eu de vie sociale émancipée pour cause de fatigue intense);
- Du bon manger;
- De l'eau en masse;
- Des comprimés et sirops divers pour combattre la congestion des bronches;
- De l'activité physique (de longues marches et du Cardio-Latino).
Puis, je suis parfois passée par des mesures plus drastiques et des médecines alternatives louches ou pas:
- 3 consultations à la clinique de santé de l'université (où on a toutes les fois refusés de me redonner des antibiotiques, m'assurant que ça allait partir tout seul);
- 5 séances d'acupuncture;
- Un bouteille de sirop fortifiant pour le système immunitaire (produits naturels).
Mon système immunitaire affaibli, j'attrape au passage une verrue plantaire je-ne-sais-pas-où parce que je me promène jamais pieds nus sauf chez moi... Là je me dis que c'est vraiment chiant et je commence à me dire que je vais retourner chez le médecin pour réparer mon petit corps défectueux.
Mais le plus drôle, et là vaut mieux en rire que d'en pleurer, c'est certainement les 3 dernières semaines de ma vie où, le râlement ayant atteint son paroxysme en me donnant l'air d'une fumeuse invétérée de plus de 70 ans, je me suis présentée à la clinique de médecine d'urgence et où on m'a prescrit un package deal d'antibiotiques et de pompes.
C'est là que le fun commence.
Je suis toute excitée à l'idée de vaincre la bronchite une fois pour toute. Je me dis qu'avec mes antibios, le mucus va "en manger toute une" et que je retrouverais mes poumons de jeune fille.
Joie, allégresse et autres sentiments exprimant le bonheur accompagnent donc la prise de mon tout premier comprimé (c'est tout juste si je n'avais pas mis le Boléro de Ravel comme musique de fond question de bien vivre ce moment unique).
Les effets secondaires se font même attendre. Je suis au paradis.
Mais voilà, 2 jours plus tard les antibiotiques font bien leur travail et voilà donc que TOUTES les bactéries de mon corps sont mises à l'épreuve. Ma flore intestinale en mange un coup (je vous laisse imaginer les effets d'une telle chose), mais je me dis que tant que la flore vaginale va, tout baigne.
Au milieu de mon traitement (ce qui correspond au début de la semaine dernière) je sens que malgré une ingurgitation massive de yogourt, la flore vaginale flanche et meurt au combat. Les distinguée levures prennent le relais, me laissant souffrante et gémissante au sortir d'une douche où le doute n'étais plus: j'étais au prises avec une terrible vaginite à levures!
Dès le lendemain, je me mets donc au traitement trois jours Monistat en me disant que "là c'est vraiment le bout!" et en implorant le ciel de mettre fin à mes souffrances subito, presto.
Mais il ne faut apparemment jamais parler trop vite. Le vendredi, j'arrive chez mes parents. Toute fière de dire que mes pompes ne m'avaient pas donné de ce champignon nommé affectueusement "muguet de bébé" tel que prédit par l'infâme pharmacienne. J'osculte donc ma langue pour me prouver que tout va bien: horreur! Non, les champignons blanchâtres ne sont pas là, je me retrouve plutôt avec des petites pustules rouges qui représentent une forme de mycoses buccale que je ne connaissais pas.
Je panique un peu mais je retiens mes larmes. Là je me dis que c'est carrément écoeurant et je rage doucement en pestant contre la vie.
Je croyais que ça ne pouvait pas être pire? Erreur. Une dizaine de minutes plus tard je dévalle les escaliers en bois francs de la maison de mes parents sur les coudes qui saignèrent à la suite de cet incident.
Là je chiale en disant que "là là c'est vrai, j'ai vraiment eu une SEMAINE DE MARDE."
Convaincue que ça ne peut, encore une fois, pas être pire, je vais me coucher. Dès le lendemain je saute dans la douche pour m'apercevoir que... huummm... bien oui entre les fesses ça gratouilles et ça chauffe de façon dérageante quand je lave avec le savon. Un coup d'oeil dans le miroir pour constater que des champignons ont aussi décidé d'élire domicile sur mon corps accueillant. Là je trouve que ça commence à devenir franchement ridicule: me disant que j'allais bientôt n'être qu'un vulgaire vivarium ambulant à bactéries diverses.
Je pointe alors le ciel en pestant et en disant que "bon, les autres fois c'était pas vrai finalement, c'est MAINTENANT que ça peut pas être pire!"
Vous croyez?
Pas plus tard qu'hier (dimanche soir), des champignons un brin différent des deux autres types font leur apparition un peu plus haut mais toujours au niveau du bas-ventre, provocant lésions et saignements au passage. Quoi de plus agréable, hein.
Au téléphone avec V. hier j'ai juré que je ne dirais plus jamais que "ça peut pas être pire". Parce qu'apparemment, ça peut toujours aller plus mal... :P
Note à moi-même: rester positive. Pouhahahahahaha.
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