Il y a quand même des choses drôles dans la vie. Comme de voir son père, excité comme un enfant de 5 ans qui se rue voir sous le sapin le matin de Noël, juste parce que vous avez reçu une cafetière italienne traditionnelle à espressos que votre amie V. vous a offert pour votre fête et que vous lui aviez promis qu’il pourrait l’essayer.
Nous sommes donc dimanche matin, 9h30. Mon père fait irruption dans ma chambre en ne prenant presque pas la peine de frapper. Il me regarde avec des yeux ahuris l’air de dire « N’as-tu pas conscience du grand moment que je m’apprête à vivre? Tu oses dormir encore? » Et il me dit :
Papa : Quoi? Tu dors encore?
Moi (confuse) : Bah… euh… oui. Mais j’allais me lever là.
Papa (qui cherche frénétiquement dans les sacs qui se trouvent sur mon bureau) : Tu l’as mis où le café que t’as acheté pour ta cafetière!?
Moi : Dans le sac là là…
Papa : Ahhhhhhh ouiiiii! Bon ben je t’attends en bas.
Moi : Euuuh. Ok, je me lève.
Je décide donc de me lever. Un peu perplexe quand au degré de bonheur que le visage de mon père affichait en tenant dans ses mains la demie livre de café Rainforest à mouture fine.
J’arrive à la cuisine alors que mon père se tient devant le four en train de remplir consciencieusement le filtre. Toujours avec cette étincelle d’enfant dans les yeux, il se tourne vers moi en disant :
Papa : Je dois remplir au complet?
Moi (pas tant réveillée) : Ben… je pense que oui.
Papa (qui ajoute encore plus de café) : O.K.!
Moi : Là je pense que tu vas trop en mettre.
Papa : Oh! Pardon.
Moi : T’as mis de l’eau dans le récipient du fond.
Papa : Oui!!!
Moi : O.K. … T’as enlevé l’étiquette sous la cafetière avant qu’on mette le tout sur le feu?
Papa (l’air de dire, « tu me prends pour qui? ») : Bien sûr! Je l’ai toute nettoyée aussi quand j’attendais que tu te lève.
Moi (un peu dépassée) : Ah… d’accord.
Papa (mettant la cafetière sur le feu) : Alors on doit mettre à feu élevé? On sait comment quand c’est prêt? Est-ce que la poignée va devenir brûlante?
Moi : Ben je sais pas hein… C’est la première fois que je l’utilise moi aussi. Mais feu élevé oui je pense et sinon la poignée est en silicone donc…
Papa (visiblement satisfait) : Ahhhh… ça fait de la p’tite fumée. Huuumm, j’ai hâte d’y goûter. On sait comment quand c’est prêt?
Moi : J’sais pas.
Papa (en frottant dans ses mains) : Quand ça fait plus de fumée j’imagine, quand ça ne boue plus.
Quelques minutes plus tard, alors que mon père est toujours en train de sautiller devant le four…
Papa : Ahhh je pense que c’est prêt!
Sur ces paroles il court chercher 2 petite tasses à café espresso que je lui avais données à un Noël précédant, mon père ayant toujours rêvé d’avoir une machine à café italienne (mais celle avec un mousseur à lait et tout là) sans jamais finalement s’en acheter une parce que ma mère lui disait tout le temps qu’il n’y avait pas de place sur le comptoir (ce qui est vrai, mais un peu triste et pathétique.)
Je l’ai regardé verser le liquide bouillant dans les tasses.
Je l’ai observé pendant qu’il prenait sa première gorgée.
Papa : Huuumm. C’est pas pire corsé. Ouais, ouais.
Il a bu sa première tasse et s’en est versée une deuxième.
Je me suis promis de lui ramener la cafetière une autre fin de semaine.
Parfois c'est si simple de faire plaisir à mon père.
Nous sommes donc dimanche matin, 9h30. Mon père fait irruption dans ma chambre en ne prenant presque pas la peine de frapper. Il me regarde avec des yeux ahuris l’air de dire « N’as-tu pas conscience du grand moment que je m’apprête à vivre? Tu oses dormir encore? » Et il me dit :
Papa : Quoi? Tu dors encore?
Moi (confuse) : Bah… euh… oui. Mais j’allais me lever là.
Papa (qui cherche frénétiquement dans les sacs qui se trouvent sur mon bureau) : Tu l’as mis où le café que t’as acheté pour ta cafetière!?
Moi : Dans le sac là là…
Papa : Ahhhhhhh ouiiiii! Bon ben je t’attends en bas.
Moi : Euuuh. Ok, je me lève.
Je décide donc de me lever. Un peu perplexe quand au degré de bonheur que le visage de mon père affichait en tenant dans ses mains la demie livre de café Rainforest à mouture fine.
J’arrive à la cuisine alors que mon père se tient devant le four en train de remplir consciencieusement le filtre. Toujours avec cette étincelle d’enfant dans les yeux, il se tourne vers moi en disant :
Papa : Je dois remplir au complet?
Moi (pas tant réveillée) : Ben… je pense que oui.
Papa (qui ajoute encore plus de café) : O.K.!
Moi : Là je pense que tu vas trop en mettre.
Papa : Oh! Pardon.
Moi : T’as mis de l’eau dans le récipient du fond.
Papa : Oui!!!
Moi : O.K. … T’as enlevé l’étiquette sous la cafetière avant qu’on mette le tout sur le feu?
Papa (l’air de dire, « tu me prends pour qui? ») : Bien sûr! Je l’ai toute nettoyée aussi quand j’attendais que tu te lève.
Moi (un peu dépassée) : Ah… d’accord.
Papa (mettant la cafetière sur le feu) : Alors on doit mettre à feu élevé? On sait comment quand c’est prêt? Est-ce que la poignée va devenir brûlante?
Moi : Ben je sais pas hein… C’est la première fois que je l’utilise moi aussi. Mais feu élevé oui je pense et sinon la poignée est en silicone donc…
Papa (visiblement satisfait) : Ahhhh… ça fait de la p’tite fumée. Huuumm, j’ai hâte d’y goûter. On sait comment quand c’est prêt?
Moi : J’sais pas.
Papa (en frottant dans ses mains) : Quand ça fait plus de fumée j’imagine, quand ça ne boue plus.
Quelques minutes plus tard, alors que mon père est toujours en train de sautiller devant le four…
Papa : Ahhh je pense que c’est prêt!
Sur ces paroles il court chercher 2 petite tasses à café espresso que je lui avais données à un Noël précédant, mon père ayant toujours rêvé d’avoir une machine à café italienne (mais celle avec un mousseur à lait et tout là) sans jamais finalement s’en acheter une parce que ma mère lui disait tout le temps qu’il n’y avait pas de place sur le comptoir (ce qui est vrai, mais un peu triste et pathétique.)
Je l’ai regardé verser le liquide bouillant dans les tasses.
Je l’ai observé pendant qu’il prenait sa première gorgée.
Papa : Huuumm. C’est pas pire corsé. Ouais, ouais.
Il a bu sa première tasse et s’en est versée une deuxième.
Je me suis promis de lui ramener la cafetière une autre fin de semaine.
Parfois c'est si simple de faire plaisir à mon père.
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